A Dangerous Method

 

A Dangerous Method.  Une méthode dangereuse. Eastern Promises. Les promesses de l’ombre. A History of violence. Une histoire de la violence. David Cronenberg a le sens du titre pour nous amener à ses films. Si les deux derniers films cités décortiquaient la violence sous sa forme physique, A Dangerous Method explore la violence mentale. Le film s’intéresse au commencement de la psychanalyse, au début du XXe siècle, au travers d’une histoire singulière.

Carl Jung est un médecin déjà renommé lorsqu’il accueille au sein de l’établissement dans lequel il officie, Sabrina Spielrein, une femme souffrant d’hystérie. Il décide d’appliquer sur elle la méthode de la guérison par la parole, élaborée par son confrère Edmund Freud. La méthode fonctionne, la jeune femme se révèle brillante et il décide de la prendre pour assistante dans ses travaux et expériences plus mystiques. Et bientôt de patiente, d’assistante, celle-ci devient aussi sa maîtresse. Un adultère passionné naît entre eux.

En parallèle, on assiste à la relation naissante entre Edmund Freud, et son disciple Carl Jung. Freud aimerait que celui-ci poursuive ses travaux.  Mais leur approche de la psychanalyse diverge. Jung veut explorer d’autres voies, notamment celles de la prémonition et de la télépathie. Et il ne comprend pas que Freud ne s’attache qu’à la sexualité dans la psychanalyse. Leur relation se dégrade. Jung n’accepte pas le côté paternaliste de Freud. Et Freud n’accepte pas la liaison que Jung entretient avec sa patiente.

Michael Fassbender et Viggo Mortensen sont parfaits dans leur rôle de médecins, expérimentant et confrontant les travaux. Travaux qui sont en proie aux critiques du milieu médical. J’émettrais plus de réserve quant au jeu de Keira Knightley, qui en fait un peu trop. La folie qu’elle exprime est presque trop dérangeante.

Ce film m’a semblé étrange. L’atmosphère ensoleillé dans lequel il baigne y participe.  Le plus étrange, c’est cette relation médecin-patiente. Pourquoi Carl Jung décide-t-il finalement d’assouvir les pulsions sexuelles de Sabrina? Et de lui-même y succomber? N’en souffre-t-il pas? Son approche de la psychanalyse n’en est-elle pas faussée?

De cet épisode passionné, Carl Jung dira, en guise de point final : « Parfois il faut commettre l’impardonnable pour continuer à vivre »…

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